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Traumatismes fermés des bourses: stratégie de prise en charge

  • Hammadi Fakhfakh1Email author,
  • Kamel Chabchoub1,
  • Abdelkader Bouhlel1,
  • Hafedh Ketata1,
  • Hatem Allouch1,
  • Ali Bahloul1 et
  • Mohamed Nabil Mhiri1
AndrologieJournal officiel de la Société d’andrologie de langue française17:42

https://doi.org/10.1007/BF03041154

Reçu: 15 juin 2006

Accepté: 15 octobre 2006

Resume

Introduction

Les traumatismes fermés des bourses constituent une urgence médico-chirurgicale; et sont de plus en plus fréquents. La nécessité d’explorer chirurgicalement en urgence ces traumatismes reste une question controversée.

Le but de ce travail est d’analyser les principaux facteurs étiologiques, de détailler les différents aspects cliniques et thérapeutiques de ces traumatismes, de mettre en exergue le rôle apporté par l’échographie scrotale et d’établir les éléments de pronostic.

Patients et Méthode

Cent trente traumatismes fermés des bourses ont été pris en charge entre 1993 et 2004. En l’absence de critère de gravité clinique et échographique (hématocèle, volumineux hématome intra testiculaire, rupture de l’albuginée) un traitement médical a été instauré. En cas de suspicion de lésions graves du testicule, une exploration chirurgicale a été réalisée.

L’échographie scrotale a été pratiquée chez 68 patients dont 46 ont été explorés chirurgicalement. Ainsi, nous avons apprécié la sensibilité et la spécificité de l’échographie en confrontant les données de celle-ci aux résultats de l’exploration peropératoire. La morbidité immédiate et les séquelles à distance ont été analysées en fonction du traitement proposé.

Résultats

L’âge moyen de nos patients était de 24 ans (4 à 73 ans). La Symptomatologie clinique était dominée par la douleur (73,8%) et l’augmentation de volume du scrotum (89,2%). La sensibilité de l’échographie a été de 34,7% pour les fractures testiculaires, de 100% pour les contusions testiculaires, de 33,3% pour l’hématome intra testiculaire et de 76,9% pour l’hématocèle. Le traitement médical et le traitement chirurgical ont été instaurés respectivement dans 29,2% et 70,7% des cas. Après un recul moyen de 8 mois, les complications les plus fréquentes étaient les douleurs résiduelles (18%) et l’atrophie testiculaire (5,5%)

Conclusion

En l’absence de signes de gravité, un traitement médical reste justifié avec une surveillance régulière, mais en cas de doutes cliniques ou échographiques, une exploration chirurgicale doit être réalisée dans de brefs délais.

Mots clés

traumatisme scrotum testicule échographie

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