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Basic and Clinical Andrology

Open Access

La dysfonction éréctile au Sénégal: Profil épidemiologique

  • Babacar Diao1,
  • Alain Khassim Ndoye1Email author,
  • Papa Ahmed Fall1,
  • Lamine Niang1,
  • Anani Odzebe1,
  • Ibrahima Bah1,
  • Yaya Sow1,
  • Mamadou Ba1 et
  • Baye Assane Diagne1
AndrologieJournal officiel de la Société d’andrologie de langue française17:BF03040731

https://doi.org/10.1007/BF03040731

Reçu: 15 mars 2007

Accepté: 15 juin 2007

Résumé

En Afrique, le vécu du patient présentant une dysfonction érectile (DE) est rendu particulier par la polygamie, et il existe peu de données sur cette pathologie.

L’objectif de notre étude était de rapporter le profil épidémiologique des DE dans la population générale sénégalaise en adoptant un protocole standardisé basé sur l’Indice International de la Fonction Erectile (I.I.E.F.5) version française.

Méthodologie

II s’agit d’une enquête prospective transversale randomisée, qui s’est intéressée aux sujets âgés de 18 ans et plus. Un questionnaire auto administré totalement anonyme comportant deux parties, était utilisé : une première partie donnant des renseignements sur l’état civil, le terrain, l’existence d’une dysfonction ’rectile, les troubles sexuels associés, les pathologies associées, et une deuxième partie basée sur l’I.I.E.F.5. Deux groupes ont été identifiés : Groupe DE (sujets présentant une dysfonction ’rectile) et Groupe non DE (sujets ne présentant pas de dysfonction ’rectile). Au plan statistique, la différence entre les deux groupes concernant l’étude d’un caractère était considérée comme significative pour p ≤ 0,05 au test duKhi 2.

Résultats La prévalence globale de DE était de 26%. La prévalence par tranche d’âge a révélé une augmentation progressive du taux de dysfonction érectile avec l’âge, passant de 11% entre 20 et 30 ans, à 76% entre 70 et 80 ans. Le nombre de polygames était significativement plus important chez les patients présentant une DE (29,2%) par rapport au groupe non DE (6,6%) (p < 0,0001), et la sévérité des DE augmentait avec le nombre d’épouses. Le nombre d’éthyliques chroniques était significativement plus important dans le groupe DE (p=0,023).

Le taux de DE augmentait avec la durée de l’intoxication tabagique, passant de 11,9% pour une durée inférieure à 5 ans, à 16,9% de 5 à 10 ans, pour atteindre 71,2% lorsque la durée de l’intoxication est supérieure à 10 ans. Certaines affections (diabète, hypertension artérielle et dépression nerveuse) étaient significativement plus fréquentes dans le groupe DE. L’analyse du type de la DE avait permis de révéler que le taux des DE secondaires (95,6%) était plus important que celui des DE primaires (4,4%). Les troubles sexuels associés étaient plus importants dans le groupe DE avec une différence significative.

Mots clés

IIEF5polygamietabacalcooldiabèteHTA

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