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Hérédité et épigénétique: un rôle inattendu pour l’ARN

AndrologieJournal officiel de la Société d’andrologie de langue française18:BF03040393

https://doi.org/10.1007/BF03040393

Reçu: 15 février 2008

Accepté: 15 mars 2008

Resume

L’hérédité mendélienne est la forme la plus classique de transmission génétique dont les lois furent découvertes par Gregor Mendel au XIXe siècle. Bien qu’expliquant la transmission de la plupart des caractères, on observe que certains caractères ne suivent pas ce mode de transmission et qu’ils se transmettent à la descendance sans que la séquence nucléotidique du chromosome soit altérée. Par opposition à l’hérédité mendélienne, celle-ci est appelée hérédité non-mendélienne.

Elle met en jeu le plus souvent la transmission de modifications épigénétiques. L’exemple d’hérédité non-mendélienne ou hérédité épigénétique transgénérationnel le plus étudié est celui de la paramutation. Initialement mis en évidence chez les plantes et maintenant chez les mammifères comme la souris, la paramutation est une interaction entre deux allèles d’un locus. Dans la paramutation, un allèle d’une génération affecte d’une manière héréditaire l’expression de l’autre allèle dans la génération future, ceci même si l’allèle induisant ce changement n’est pas lui-même transmis.

Dans cette revue, nous décrirons un modèle de paramutation nouvellement décrit chez la souris où l’expression du gène kit est modulée par des variations épigénétiques. Contre tout attente, nous avons montré que l’information épigénétique transmise par le gamète mâle et le gamète femelle implique non pas les modifications épigénétiques classiques telles que la méthylation de l’ADN, la structure de la chromatine, mais les molécules d’ARN. Ainsi l’ADN ne serait pas le seul support de l’information héréditaire : l’ARN serait lui-aussi un vecteur important dans la transmission d’informations «épigénétiques.

Mots clés

épigénétique ARN spermatozoïdes souris

Notes

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