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L’intégrine α6β1 ovocytaire et spermatique dans l’interaction gamétique

AndrologieJournal officiel de la Société d’andrologie de langue française18:BF03040389

https://doi.org/10.1007/BF03040389

Reçu: 15 décembre 2007

Accepté: 15 mars 2008

Résumé

Des tests d’inhibitions ont permis de proposer l’intégrine α6β1 comme le récepteur du spermatozoïde sur l’ovocyte mais des expériences d’invalidation de gène ont montré que les sous unités intégrines α6 et β1 ovocytaires n’étaient pas essentielles à la fécondation. En utilisant le Western blot et l’immunofluorescence (cytométrie de flux et microscopie), nous avons montré que I’α6β1 est exprimée par les spermatozoïdes de souris. Comme pour l’ovocyte, un anticorps anti-α6 (GoH3) inhibe spécifiquement les capacités fécondantes des spermatozoïdes.

En comparant des tests de fusion avec des ovocytes intacts (avec zone pellucide) ou des ovocytes dépellucidés, nous avons montré que la dépellucidation court-circuite la fonction de l’α6β1 dans le processus d’adhésion/fusion des gamètes. L’α6β1 est donc exprimée et fonctionnelle sur les deux gamètes au cours de l’interaction de leur membranes.

Nos résultats, ceux des expériences utilisant des ovocytes mutés systématiquement inséminés avec des spermatozoïdes de souris sauvages, ainsi que ceux des myoblastes qui sont incapables de fusionner entre eux lorsqu’ils sont mutés pour la sous-unité intégrine β1 alors qu’ils le font avec des myoblastes sauvages, nous conduisent à formuler l’hypothèse selon laquelle la présence de la sous-unité intégrine β1 sur une seule des deux membranes suffit pour que la fusion ait lieu. Cette hypothèse est renforcée par un phénomène d’échange de fragments membranaires entre les gamètes juste avant leur fusion que nous avons décrits tout récemment.

Mots clés

fécondation spermatozoïde ovocyte intégrine

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