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Incidences de la restriction calorique et du Nickel sur l’aromatase testiculaire du rat

  • 1, 2,
  • 1,
  • 3,
  • 4,
  • 1, 2 et
  • 5Email author
AndrologieJournal officiel de la Société d’andrologie de langue française17:BF03040364

https://doi.org/10.1007/BF03040364

  • Reçu: 15 juillet 2007
  • Accepté: 15 septembre 2007

Resume

Des études épidémiologiques chez l’homme ont montré qu’il existait, depuis 1960, des signes d’augmentation de certaines pathologies génitales masculines. La contamination croissante de l’environnement par des composés chimiques semble être un facteur de causalité. Par ailleurs, divers auteurs avancent l’hypothèse que la restriction calorique a un effet bénéfique sur la reproduction masculine.

Ce travail a pour objectif de comparer les effets du nickel sur les processus de reproduction, entre autres l’étude de l’aromatase, chez des rats mâles nourris soit tous les jours, soit un jour sur deux, afin d’évaluer les possibles effets bénéfiques, ou non, d’une restriction calorique sur la fertilité des rats mâles.

Dans ce but, nous avons utilisé des rats mâles de souche « Wistar » nourris, soit tous les jours (groupe N), soit un jour sur deux (jeûne intermittent) (groupe J). Après un mois de ce traitement, les rats des deux lots (N) et (J) sont répartis chacun en deux groupes: l’un injecté intra-péritonéalement avec du NaCI 9‰ (groupes NO et JO), l’autre injecté intra-péritonéalement avec du NiCl2 à raison de 4mg/kg (groupes NNi et JNi). Le jeûne intermittent se poursuit parallèlement au traitement par le nickel, et ceci durant 1, 3, 5 et 10 jours.

Nous avons choisi pour notre étude comme biomarqueurs sexuels: dosage sérique des oestrogènes, dosage des ARN totaux et l’exploration moléculaire de l’ARNm de l’aromatase testiculaire.

L’étude de l’aromatase montre que le nickel seul stimule l’activité de l’aromatase testiculaire et provoque la dégradation des ARN totaux durant le 3èmeet le 10ème jours de traitement.

Le jeûne intermittent seul n’induit pas de variations significatives. Dans le cas où le nickel est associé au jeûne intermittent, il semble que pour le taux des ARN totaux testiculaires, l’effet du jeûne l’emporte, pas de dégradation des ARN totaux, d’où ses effets bénéfiques en protégeant les ARN totaux des effets délétères du nickel. On note aussi une surexpression de l’ARNm de l’aromatase vers le 10ème jours de traitement.

L’effet hypocalorique du jeûne intermittent pourrait être à l’origine de l’inhibition des effets cytotoxiques du nickel, métal classé parmi les stress oxydants.

Mote clés

  • aromatase
  • testicule
  • rat
  • nickel
  • stress oxydant
  • restriction calorique

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