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Le syndrome douloureux chronique pelvien chez l’homme. Quelle physiopathologie? Quel traitement?

AndrologieJournal officiel de la Société d’andrologie de langue française14:BF03035470

https://doi.org/10.1007/BF03035470

  • Reçu: 15 décembre 2003
  • Accepté: 15 janvier 2004

Resume

Que l’homme soit jeune ou âgé, la douleur pelvienne chronique a toujours interpellée le corps médical avec des problèmes d’évaluation et de prise en charge thérapeutique.

Sa prévalence est élevée et sous-estimée comme en témoigne les chiffres suivants: 4 à 8% de consultants en centre de douleur chronique, 15% de consultants en milieu urologique pour des symptômes de type prostatite chronique avec altération de la qualité de vie, 70 000 cas de cystite chronique par an aux USA.

Les circonstances d’apparition sont multiples à savoir un contexte post-opératoire, un contexte post-traumatique majeur ou mineur ou post-infectieux, parfois sans étiologie particulière et souvent dans un contexte multifactoriel.

La physiopathologie est donc imprécise et mal connue, en effet environ seulement 5% des prostatites chroniques ont une origine bactérienne. Cependant toute stimulation quelle qu’elle soit active les voies de la douleur avec d’abord une inflammation neurogène, puis une sensibilisation centrale avec modification de la plasticité neuronale, et enfin une douleur chronique rebelle avec dysfonction organique.

Ce mécanisme est évoqué actuellement dans de nombreuses publications concernant les douleurs pelviennes chroniques post-opératoires et les cystites et prostatites chroniques rebelles. Au final, la physiopathologie de ces douleurs est probablement neurogène. En l’absence d’une stimulation, un syndrome canalaire sur le nerf pudendal peut être évoqué.

Le traitement de la douleur pelvienne chronique de l’homme peut être envisagé de la façon suivante: un traitement étiologique si possible, un traitement médical à visée neurogène (antidépresseurs tricycliques pour la douleur continue, anticonvulsivants pour la douleur intermittente, anti NMDA en cas d’échec), un traitement de la dysfonction organique, un bloc analgésique du nerf pudendal en cas de suspicion d’un syndrome canalaire et un traitement global du patient en raison de l’altération de la qualité de vie.

En conclusion, une meilleure approche physiopathologique de ces douleurs pelviennes chroniques permet d’améliorer ces patients difficiles.

Mots clés

  • douleur pelvienne chronique
  • prostatite chronique
  • nerf pudendal

Notes

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