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  • Vieillissement et Reproduction
  • Open Access

Age paternel et risques pour la descendance

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AndrologieJournal officiel de la Société d’andrologie de langue française14:BF03035468

https://doi.org/10.1007/BF03035468

  • Reçu: 15 janvier 2004
  • Accepté: 15 janvier 2004

Resume

L’âge auquel le mâle se reproduit peut influer sur la qualité de sa descendance. Chez l’homme, le vieillissement paternel peut augmenter le risque des avortements spontanés à répétition, celui des aneuploïdies qui conduisent au syndrome XXY ou, avec une plus faible probabilité, à la Trisomie 21, le risque d’apparition de syndromes autosomiques dominants (SAD) et celui de certaines mutations récessives liées au sexe. Il semble, en outre, être responsable d’une diminution de la longévité des filles. Le vieillissement du père, mais aussi son très jeune âge, s’accompagneraient d’une augmentation des risques de malformations cardiaques et nerveuses et, chez l’animal et l’homme, d’une diminution des fonctions cognitives de la progéniture.

En ce qui concerne le vieillissement, les anomalies pourraient succéder à des mutations liées à des erreurs de recopiage du message génétique lors des phases de multiplication des spermatogonies, dont le nombre précédant la formation d’un spermatozoïde augmente avec l’âge. Une moins grande efficacité des systèmes réparateurs de l’ADN et/ou des contrôles méiotiques de la spermatogenèse pourraient également être mise en cause. A côté des mutations, le vieillissement du mâle entraînerait aussi une hyperméthylation de l’ADN ribosomal des spermatozoïdes, éventuellement préjudiciable au conceptus. Les anomalies liées au très jeune âge paternel pourraient être dues à un défaut de maturation du message génétique.

Des études statistiques suggèrent que d’autres facteurs, en particulier maternels, joueraient un rôle dans la genèse de quelques unes de ces anomalies, mais la biologie moléculaire démontre l’origine essentiellement paternelle de certains SAD, tels que le rétinoblastome bilatéral et le syndrome d’Apert. Quoi qu’il en soit, l’ensemble de ces données soulèvent, en regard de celui de la maternité, le problème, pour la descendance, de l’âge optimal de la paternité.

Mots-clés

  • âge paternel
  • génome du spermatozoïde
  • mutations
  • facteurs épigénétiques
  • risques pour la progéniture

Notes

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