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La micro-lithiase testiculaire: à propos de 4 cas

  • Giandomenico Passavanti1Email author,
  • Valerio Pizzuti1,
  • Enrico Spinosa1,
  • Alessandro Bragaglia1 et
  • Riccardo Paolini1
AndrologieJournal officiel de la Société d’Andrologie de Langue Française15:BF03035296

https://doi.org/10.1007/BF03035296

Reçu: 15 mars 2005

Accepté: 15 juillet 2005

Resume

La micro-lithiase testiculaire (MIT) est une condition rare encore peu connue. Nous avons étudié 4 patients qui ont été soumis à une échographie testiculaire, dans trois cas pour un trouble de la fertilité et dans un cas pour hémospermie et prostatite.

Trois sujets ont présenté une MIT à haute densité et un patient à basse densité. L’échographie n’a pas montré de lésions suspectes de néoplasie testiculaire. Chez deux patients l’examen clinique et l’anamnèse étaient négatifs; un sujet avait été traité pendant l’enfance pour rachitisme par calcium et vitamines; un patient rapportait une orchiépididymite aiguë. Les marqueurs (CEA; αFP; ßhCG) étaient négatifs. Le suivi (6–18 mois) incluait la palpation et l’échographie et n’a jamais montré de nodules testiculaires.

Le diagnostic de la MIT est simple avec l’échographie qui permet de faire une classification selon la densité des calcifications. L’étiopathogénie demeure encore inconnue. Le diagnostic échographique différentiel est simple et se pose avec les lésions hyper-échogènes du testicule.

Sur le plan structural les micro-calcifications sont faites d’hydroxyapatite, elles se développent sur les cellules dégénérées des tubes séminifères. La maladie peut intéresser 30 à 75% de tubes séminifères. La MIT peut être associée à une hypofertilité; elle est aussi retrouvée en cas de tumeur testiculaire. La relation entre MIT et cancer du testicule n’est pas claire; de même, on ignore si elle constitue un état pré-cancéreux. Cependant, les auteurs s’accordent pour un suivi échographique tous les six á douze mois.

Le faible nombre de cas de notre série ne permet pas de poser de conclusions significatives; on peut quand même relever que 3 sujets avait une trouble de la fertilité et que nous n’avons pas relevé de néoplasies testiculaires ni au début, ni pendant le suivi. II faut signaler enfin l’hypothèse étiologique du cas où la thérapie pour le rachitisme peut avoir favorisé la MIT.

Mots clés

micro-lithiase testiculaire échographie rachitisme

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