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Empreinte parentale et Aide Médicale à la Procréation (AMP)

AndrologieJournal officiel de la Société d’Andrologie de Langue Française15:BF03035294

https://doi.org/10.1007/BF03035294

Reçu: 15 juin 2005

Accepté: 15 juillet 2005

Résumé

La prise en charge de l’infertilité a débuté il y a plus de deux siècles par la réalisation d’inséminations artificielles, technique interférant peu sur le processus de reproduction puisque la fécondation se déroulein vivo. Les années 80 ont vu l’émergence de la fécondationin vitro (FIV) nécessitant une stimulation hormonale soutenue, une fécondation exvivo et une culture embryonnaire. Enfin, l’arrivée de l’ICSI (Intra Cytoplasmic Sperm Injection) a révolutionné la prise en charge des couples en permettant de créer un embryon par simple microinjection d’un spermatozoïde, même anormal ou immature, dans un ovocyte. Rapidement, la question de l’impact de ces techniques sur la santé des enfants ainsi conçus a été posée. Des études récentes ont suggéré un lien entre aide médicale à la procréation et développement de pathologies d’empreinte. En effet, l’empreinte parentale établie spécifiquement sur chacun des gamètes et transmise à l’embryon peut être sensible à des facteurs externes. La manipulation et la culturein vitro des gamètes et embryons, inhérentes à la réalisation de la FIV/ICSI, pourraient avoir des conséquences sur l’établissement et/ou la conservation de l’empreinte. La connaissance des mécanismes d’acquisition et de maintien de l’empreinte et l’analyse de leur dérégulation sont nécessaires pour évaluer ce risque potentiel.

Mots clés

empreinte parentale méthylation pathologies d’empreinte aide médicale à la procréation

Notes

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