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Immunocontraception par la prévention de l’interaction gamétique

  • S. Hammah1,
  • M. Jean2 et
  • P. Barrière2
AndrologieJournal officiel de la Société d’Andrologie de Langue Française6:BF03035281

https://doi.org/10.1007/BF03035281

Resume

L’inhibition de l’action de molécules antigéniques d’origine spermatique ou ovocytaire impliquées dans le processus de la fécondation devient une cible attractive pour l’élaboration de vaccin contraceptif efficace, spécifique et réversible pour les pays en voie de dévéloppement.

Des approches variées à but contraceptif ont été utilisées pour indentifier à partir de spermatozoïdes des antigènes impliqués dans l’interaction gamétique et biologiquement importants. Mais, les travaux les plus avancés sur l’effet immunocontraceptif ne concernent que peu d’antigènes spermatiques comme candidats potentiels. En effet, parmi les antigènes du gamète mâle qui ont été identifiés on trouve l’antigène-1 (FA-1) de nature glycoprotéique, isolé du testicule humain, inhibant la fixation des spermatozoïdes sur la ZP. Mais un tel antigène n’est pas spécifique d’espèce. Chez le lapin, une famille antigénique RSA-1, 2, 3 dont les anticorps anti RSA sont capables d’inhiber la fusion entre la membrane plasmique du spermatozoïde (région post-acrosomique) et la membrane plasmique de l’ovocyte. Au total, la plupart des travaux met en évidence le rôle d’inhibition de la liaison spermatozoïdes-zone pellucide que jouent les anticorps anti-spermatozoïdes. Cependant, seuls deux antigènes spermatiques HS-63 et SP-10 ont été retenus par l’OMS comme candidats potentiels à la contraception.

Mots clés

immunocontraception contraception antigènes spermatozoïde zone pellucide

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