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  • Experimentation Animale
  • Open Access

Interactions d’une restriction calorique avec les effets du Nickel sur la reproduction chez le rat

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  • 1,
  • 2,
  • 2,
  • 3,
  • 4 et
  • 1Email author
AndrologieJournal officiel de la Société d’Andrologie de Langue Française14:BF03035178

https://doi.org/10.1007/BF03035178

  • Reçu: 15 juin 2003
  • Accepté: 15 aôut 2004

Resume

Des études épidémiologiques chez l’homme ont montré qu’il existait, depuis 1960, des signes de diminution de plusieurs paramètres du spermogramme avec augmentation de certaines pathologies génitales masculines. La contamination croissante de l’environnement par des composés chimiques semble être un facteur de causalité. Par ailleurs, divers auteurs avancent l’hypothèse que la restriction calorique a un effet bénéfique sur la santé ou la longévité.

Ce travail a pour objectif de comparer les effects du nickel sur les processus de reproduction de rats nourris soit tous les jours, soit une jour sur deux, afin d’évaluer les possibles effets bénéfiques, ou non, d’une restriction calorique sur la fécondité des rats.

Dans ce but, nous avons utilisé des rats mâles et femelles de soucheWistar, nourris soit tous les jours (N) soit un jour sur deux: jeûne intermittent (J). Après un mois de ce traitement, les rats (N) et (J) ont été répartis en 2 groupes: l’un abreuvé avec de l’eau du robinet (groupes NO et JO), l’autre abreuvé avec la même eau enrichie en chlorure de nickel (100 mg/L, groupes NNi et JNi). Le jeûne intermittent se poursuit parallèlement au traitement par le nickel, et ceci durant 2, 4, 10, 16, 30 et 60 jours. Pour l’exploration du dialdéhyde malonique (MDA), le nickel est administré par injection intra-péritonéale à raison de 4 mg NiCl2/kg de poids corporel durant 1, 3, 5, et 10 jours.

Nos résultats montrent que le nickel entraîne une atrophie des tubes séminifères avec une diminution du nombre des spermatozoïdes, et une diminution du taux de la testostérone sérique. Chez les femelles une diminution du nombre de follicules cavitaires a été observée.

Le jeûne intermittent a induit les mêmes types de perturbations avec des diminutions du nombre des spermatozoïdes mobiles et du taux de testostérone plus importantes qu’après exposition au nickel. Avec les deux facteurs associés, jeûne et nickel, les effets déjà observés ne sont pas amplifiés.

L’analyse des croisements intergroups a montré que le taux de gestation et surtout le nombre moyen d’implantations étaient diminués chez les rats exposés au nickel et/ou soumis au jeûne intermittent. Le taux de gestation le plus faible (55%) a été observé chez des femelles (NNi) croisées avec des mâles témoins (NO). Le nombre d’implantations le plus bas a été observé chez les femelles témoins (NO) croisées avec des mâles (NNi). Le nickel n’a pas entraîné de baisse complémentaire de la fertilité chez les rats soumis au jeûne intermittent.

Le dosage du MDA a montré que le nickel induit une péroxydation lipidique au niveau des tissus utérin et ovarien. Cependant l’augmentation relative du taux de MDA est plus faible chez les rats JNi que NNi, c’est-à-dire dans le cas où le nickel est associé au jeûne intermittent.

Nos résultats suggèrent que le nickel et le jeûne intermittent diminuent la fertilité des rats par deux mécanismes différents dont les effects ne s’additionnent pas. Associé au jeûne intermittent, le nickel devient non toxique, ceci est confirmé par le suivi des taux du MDA. L’effet hypocalorique du jeûne intermittent pourrait être à l’origine de l’inhibition des effets cytotoxiques du nickel métal classé parmi les stress oxydants.

Mots clés

  • jeûne
  • nickel
  • reproduction et restriction calorique

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