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  • Fertilité Après Traitement Anti-Cancéreux
  • Open Access

Utilisation des spermatozoïdes cryoconservés: fréquence et résultats

  • 1Email author et
  • 1
AndrologieJournal officiel de la Société d’Andrologie de Langue Française14:BF03035171

https://doi.org/10.1007/BF03035171

  • Reçu: 15 septembre 2004
  • Accepté: 15 septembre 2004

Resume

L’activité d’autoconservation de sperme est devenue une activité de premier plan dans les CECOS. En 2002, 2323 patients ont été adressés aux CECOS pour congélation et conservation de leurs spermatozoïdes avant radio ou chimiothérapie. La congélation d’un ou plusieurs recueils a pu être réalisée pour 2124 patients, ce qui représente un total de plus de 60000 paillettes sur une année. Parmi les autoconservations avant traitement à risque stérilisant, les deux pathologies principalement concernées sont les cancers testiculaires (environ 40% des demandes) et les lymphomes (environ 30% des demandes). Il s’agit en général de conservations sur plusieurs années. Du fait de l’amélioration continuelle des traitements, le pronostic de fertilité ultérieure des patients s’est amélioré ces dernières années, mais reste souvent difficile voire impossible à prédire. Une appréciation de l’utilisation effective de ces gamètes congelés et des résultats obtenus semblait donc intéressante.

Durant l’année 2002, 304 hommes ont demandé l’utilisation de leurs spermatozoïdes cryoconservés. Plus de 1000 paillettes ont ainsi été décongelées et utilisées en inséminations (195 cycles d’inséminations, 12 grossesses obtenues) ou en fécondationin vitro (25 cycles de FIV conventionnelle, 8 grossesses; 257 cycles de FIV-ICSI, 57 grossesses).

Une étude rétrospective cumulative menée en 2001 avec la collaboration de 15 des 23 CECOS a permis de calculer pour chaque année de congélation, parmi les patients ayant bénéficié d’une cryoconservation, le pourcentage de patients qui ont demandé l’utilisation des paillettes entre la date de début de conservation et 2001. Ce pourcentage varie entre 5 et 10%, selon le délai écoulé depuis la congélation. Un calcul du pourcentage de patients pour lesquels la destruction des paillettes avait été réalisée, soit à la demande du patient, soit en raison du décès de celui-ci a également été fait selon la même méthodologie. Le pourcentage de destructions pour décès du patient varie entre 5 et 9%. Le pourcentage de destructions des paillettes à la demande des patients avoisine ou dépasse 15%. dès lors que le délai depuis la congélation dépasse 5 ans. Dans ces indications de cryoconservation, le pourcentage de patients perdus de vue reste faible, variant entre 3 et 6% selon les années. Ces données sont globalement cohérentes avec les quelques données bibliographiques disponibles.

Même si l’utilisation des paillettes n’est pas le devenir le plus fréquent des cryoconservations de sperme, une congélation de gamètes doit cependant toujours être proposée aux patients car le devenir de fertilité des patients demeure souvent difficile à prévoir. Par ailleurs, l’évolution des techniques d’aide médicale à la procréation permet d’espérer une grossesse même si peu de spermatozoïdes vivants ont pu être conservés.

Mots clés

  • aide médicale à la procréation
  • cancer
  • cryoconservation
  • fertilité
  • spermatozoïdes

Notes

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