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  • Fertilité Après Traitement Anti-Cancéreux
  • Open Access

Conséquences de la chimiothérapie anticancéreuse sur la fertilité de la femme

AndrologieJournal officiel de la Société d’Andrologie de Langue Française14:BF03035170

https://doi.org/10.1007/BF03035170

  • Reçu: 15 mai 2004
  • Accepté: 15 mai 2004

Resume

Le risque de stérilité par la chimiothérapie reste mal précisé, il est assez bien établi pour les alkylants, moins bien précisé pour les anthracyclines, le methotrexate et le fluoro-uracile et mal défini pour les alcaloïdes, les platines, l’etoposide, les taxanes. Les facteurs déterminants de la toxicité sont l’effet additif des drogues, les doses cumulées et l’âge des patientes. Le retentissement de la chimiothérapie sur la lignée germinale est étudié sur les cycles menstruels, les dosages hormonaux et les grossesses.

La chimiothérapie entraîne une destruction des ovocytes et des cellules de la granulosa. L’adriamycine entraîne chez la souris une apoptose ovocytaire qui pourrait être prévenue par une manipulation des signaux du cycle cellulaire (dérégulation du gène Bax, expression du gène antagoniste Bcl-2, utilisation de sphingosine-1-phosphate ou de peptides inhibiteurs des caspases).

Les données cliniques de la littérature sont confuses et habituellement rétrospectives. A titre d’exemple la fertilité globale après chimiothérapie MOPP pour maladie de Hodgkin est de l’ordre de 20%, les chimiothérapies adjuvantes du cancer du sein avec CMF, F(A)C (fluorouracile anthracycline cyclophosphamide) ou TAC entraînent de 50 à 70% d’aménorrhées, la chimiothérapie de type PVB ou BEP pour tumeur germinale overienne altère relativement peu les possibilités de grossesses si un ovaire a pu être conservé et une majorité de femmes traitées par chimiothérapie pour maladie trophoblastique persistante avec methotrexate, actinomycine ou associations diverses restent fertiles.

La prévention de la fertilité est un enjeu thérapeutique majeur: les techniques de FIV sont rarement applicables en raison du retard qu’elles entraînent à la mise en route de la chimiothérapie; la conservation d’ovocytes est en phase de recherche; les contraceptifs oestroprogestatifs n’ont pas montré d’efficacité, par contre les agonistes de GnRH pourraient être utiles, ils sont capables de prévenir la toxicité du cyclophosphamide sur l’ovogenèse chez la ratte et le singe macaque Rhésus et quelques études pilotes invitent à réaliser des études randomisées.

Mots clés

  • chimiothérapie
  • toxicité
  • fertilité
  • fonction ovarienne
  • agoniste GnRH

Notes

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