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Basic and Clinical Andrology

Open Access

Dysfonction érectile d’origine médicamenteuse: effet indésirable sous-estimé en pharmacovigilance

AndrologieJournal officiel de la Société d’Andrologie de Langue Française15:BF03035154

https://doi.org/10.1007/BF03035154

Reçu: 15 février 2005

Accepté: 15 avril 2005

Resume

Certains médicaments peuvent engendrer des dysfonctions érectiles (priapisme ou impuissance) s’expliquant par leur propriétés pharmacologiques (effet de type attendu). Cependent, pour certains les effets indésirables s’observent uniquement après leur commercialisation avec une fréquence rare (effet de type inattendu). La pharmacovigilance et la pharmacoépidémiologie permettent de collecter des données sur l’utilisation réelle du médicament à l’échelle populationnelle. L’identification des effets indésirables rares en phase IV permet une meilleure évaluation du rapport bénéfice/risque du médicament.

Nous avons interrogé la banque nationale de pharmacovigilance sur une période de 5 ans (2000–2004) afin de recenser les notifications spontanées sur les dysfonctions érectiles d’origine médicamenteuse. Nous avons identifié 39 cas de priapisme dont 25 cas (62,5%) classés comme grave (entraînant une hospitalisation) et 214 cas d’impuissance associés ou non à des troubles d’éjaculation. Parmi les médicaments déterminant un priapisme, on retrouve essentiellement les anticoagulants (12 cas), les psychotropes (8 cas), les inhibiteurs de la phosphodiesterase (8 cas) et les α bloquants (2 cas). Dans 5 cas, on retrouve des médicaments pour lesquels le priapisme est un effet de type inattendu. Parmi les médicaments engendrant une impuissance, on peut citer essentiellement les antirétroviraux, les hypolipémiants y compris les fibrates et les statines, les psychotropes et les α bloquants. L’effet indésirable est de type attendu pour la majorité des médicaments.

Nos résultats montrent la sous-notification importante de certains types d’effets indésirables comme la dysfonction érectile liée aussi à sa difficulté du diagnostic puisque de multiples facteurs régulent la fonction érectile. Tout ceci montre l’importance de la notification spontanée des professionnels de santè en phase IV et de la pharmacoépidémiologie, qui contribuent ensemble à une meilleure connaissance du médicament à l’échelle populationnelle.

Mot clés

pharmacovigilanceimpuissancetrouble d’érectionpriapismeeffet indésirable

Notes

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