Skip to content

Advertisement

You're viewing the new version of our site. Please leave us feedback.

Learn more

Basic and Clinical Andrology

Open Access

Stéroides sexuels et ostéoporose chez l'homme

AndrologieJournal officiel de la Société d’Andrologie de Langue Française12:BF03034945

https://doi.org/10.1007/BF03034945

Résumé

Les études épidemiologiques récentes ont confirmé que l'ostéoporose était fréquente chez l'homme. Après 50 ans, 18% des hommes seront victimes d'au moins une fracture ostéoporotique et 6 à 8% auront une fracture de l'extrémité supérieure du fémur. Dans 60% des cas environ la perte osseuse est secondaire à des facteurs étiologiques intriqués: corticothérapie prolongée, hypogonadisme franc, intoxication tabagique ou alcoolique, maladie digestive ou hépatique chronique. L'ostéoporose masculine primitive ou idiopathique, qui représente environ 40% des patients, touche souvent des hommes jeunes, entre 40 et 60 ans, indemnes de toute autre pathologie. Plusieurs voies pathogéniques sont actuellement explorés pour comprendre les raisons de cette perte osseuse chez ces patients: les facteurs génétiques, un éventuel déficit cellulaire de la formation osseuse mais surtout le rôle des stéroides sexuels biodisponibles. La carence en androgènes s'accompagne d'une accélération du remodelage osseux au profit de la résorption et d'une perte osseuse franche, prédominant dans le secteur trabéculaire. En fait l'action des androgènes sur le tissu osseux est double: directe, en raison d'un rôle stimulant de la testostérone sur la formation osseuse mais surtout indirecte par l'intermédiaire de l'estradiol, produit par aromatisation de la testostérone, qui régule le remodelage osseux et freine la résortpion osseuse. Finallement la densité osseuse et le risque de fracture sont mieux corrélés avec les taux sériques d'estradiol biodisponible et de Sex Hormone Binding Globulin (SHBG) qu'avec le taux plasmatique de testostérone, chez les hommes âgés de plus de 60 ans.

Mots clés

ostéoporosehommestéroides sexuelstestostéroneestradiolphysiopathologie

Advertisement