Skip to content

Advertisement

You're viewing the new version of our site. Please leave us feedback.

Learn more

Basic and Clinical Andrology

Open Access

Exploration du plasma séminal humain: approche physico-chimique

  • S. Hamamah1,
  • F. Seguin2 et
  • J. Lansac1
AndrologieJournal officiel de la Société d’Andrologie de Langue Française7:BF03034936

https://doi.org/10.1007/BF03034936

Resume

L'utilisation de la résonance magnétique du proton (RMN-1H) dans l'exploration physico-chimique du plasma séminal permet, d'une part de distinguer les azoospermies sécrétoires et excrétoires, et d'autre part de différencier plusieurs sous groupes dans les azoospermies sécrétoires. Certaines substances ont été identifiées et évaluées dans le plasma séminal par RMN-1H chez des patients infertiles en particulier, le citrate, le lactate, la glycérylphosphorylcholine (GPC) et la choline.

Les valeurs de ces marqueurs varient entre les groupes azoospermiques et normospermiques, en particulier, le citrate. Si les rapports de l'aire des pics choline/Citrate, Choline/lactate et Citrate/lactate ne montrent pas de différence dans les azoospermies, en revanche, le rapport d'intensité du pic GPC/choline montre une différence significative (p=0,0001) entre les azoospermies sécrétoires et excrétoires. Ce rapport GPC/choline apparaît comme un paramètre important pour différencier l'originine de l'azoospermie.

Nous avons également comparé dans chaque groupe d'azoospermie, les marqueurs obtenus par la RMN avec ceux obtenus par les dosages biochimiques “classiques”. Dans les azoospermies excrétoires, le rapport GPC/choline semble être corrélé significativement avec l'α-glucosidase, la GPC et le rapport α-glucosidase/protéines (0,94, 0,68, et 0,89 respectivement). Contrairement aux azoospermies excrétoires, dans le groupe azoospermie sécrétoire, les corrélations ont été moins intéressantes.

Quand on compare des azoospermies sécrétoires après traitement par chimio et/ou radiothérapie avec d'autres azoospermies (hypotrophie testiculaire, FSH élevée), on observe que les rapports choline/citrate comme GPC/choline sont significativement différents, alors que pour les autres paramètres, aucune différence n'a été observée. Seul le rapport GPC/choline était différent entre les azoospermies à FSH élevée et les azoospermies après traitement par chimio et/ou radiothérapie.

Il est intéressant de constater que le rapport GPC/choline demeure un indicateur fiable par lequel, non seulement on peut différencier le type de l'azoospermie, mais qui permet également la différenciation des azoospermies après chimio et/ou radiothérapie des autres sous groupes des sécrétoires.

A l'heure où l'injection intracytoplasmique d'un spermatozoïde dans l'ovocyte (ICSI) est proposée pour les azoospermies (sécrétoires et excrétoires), l'étude de la biochimie du sperme par la RMN devrait permettre de détecter des anomalies métaboliques dans les spermatozoïdes ainsi que dans le plasma séminal et assurer ainsi une meilleure approche physiopathologique du sperme.

Mots clés

RMNplasmaséminalazoospermiesécrétoireexcrétoire

Advertisement