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Etiologie de 350 cas de stérilité masculine. Effet de divers traitements sur la qualité du sperme et analyse de leur rôle dans la survenue de 100 grossesses

  • R. C Martin-Du Pan1 et
  • A. Campana1
AndrologieJournal officiel de la Société d’Andrologie de Langue Française7:BF03034933

https://doi.org/10.1007/BF03034933

Resume

Des facteurs étiologiques de stérilité masculine et l'effet de différents traitements sur la qualité du sperme ont été évalués chez 350 patients consultant pour une stérilité primaire ou secondaire de plus d'un an. Des facteurs d'environnement ont été mis en évidence dans 12% des cas, des maladies acquises telles que prostatite, varicocèle ou auto-immunité dans 36.8%, une insuffisance testiculaire dans 23%, une azoospermie obstructive dans 7,4% et une endocrinopathie dans 1,4% des cas. Dix-neuf % des cas étaient idiopathiques.

Un traitement conventionnel a pu être proposé dans 50% des cas et évalué chez 101 patients. Une normalisation du sperme (définie par un NTSM de plus de 16 millions) a été observée dans le % de cas suivants: 80% après hormonothérapie, 41% après antibiothérapie pour prostaties, 37% après cure de varicocèle et 30% après un traitement anti-inflammatoire de diclofénac.

Sur 100 grossesses, 39% sont survenues spontanément ou après traitement inducteur d'ovulation, 32% à la suite de traitement andrologique conventionnel et 26% à la suite de procréation médicalement assistée telle que fécondation in vitro classique (FIV), injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI) ou insémination intra-utérine (IIU). L'efficacité relative de ces divers traitements en fonction du NTSM et l'utilité de l'investigation de I'homme infertile sont discutées. Les risques encourus par la femme lors de traitement par ICSI sont soulignés.

Mots-clés

stérilité masculine traitement médicamenteux fécondation in vitro étiologie

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