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Les prostatites chroniques: Microbiologie; Thérapeutique

AndrologieJournal officiel de la Société d’andrologie de langue française14:BF03034918

https://doi.org/10.1007/BF03034918

Reçu: 15 juillet 2004

Accepté: 15 juillet 2004

Resume

La prostatite chronique est une pathologie qui englobe un groupe hétérogène de pathologies infectieuses et non infectieuses, la plupart étant insuffisamment explorés pour déterminer l’étiologie. C’est la cause urologique de consultation la plus commune chez les moins de 50 ans et la troisième chez les plus de 50 ans. Le système de classification pour les syndromes de prostatite a été mis à jour récemment afin de faciliter une classification de référence concernant les affections prostatiques sans adopter une méthodologie diagnostique claire concernant les moyens d’identification d’un éventuel agent microbien.

II existe actuellement plusieurs outils diagnostiques microbiologiques peu utilisés par les urologues dans cette indication. L’analyse du premier jet d’urine et des sécrétions prostatiques avant et après massage prostatique dans le cadre de l’épreuve de Meares Stamey reste le meilleur outil diagnostique pour retrouver les bactéries à croissance facile.

Le développement de la recherche de matériel génétique (biologie moléculaire) apporte aujourd’hui une aide considérable, en cas d’épreuve de Meares Stamey négative, pour la recherche des bactéries à développement intracellulaire. Les bactéries les plus fréquemment en cause restent les entérobactéries,Escherichia coli en premier, mais selon l’histoire de la maladie d’autres bactéries sont retrouvées. Les bactéries intra-cellulaires (Chlamydia, Mycoplasma,...) sont retrouvées grâce aux nouvelles méthodes diagnostiques sans pouvoir les incriminer de façon certaine dans la physiopathologie du syndrôme prostatique chronique.

L’association Sulfamethoxazole/Triméthoprime, les fluoroquinolones, en particulier les nouvelles ayant une activité anti-streptocoque et anti-anaérobies, les macrolides, ainsi bien sur que les β-lactamines à bonne diffusion intra-prostatique donnent des bons résultats dans cette entité nosologique.

Au vu de l’histoire clinique, de la documentation bactériologique ou en son absence et en faisant intervenir les paramètres pharmacodynamiques et pharmacocinétiques, un de ces antibiotiques sera retenu pour un traitement prolongé (10 à 12 semaines). C’est pourquoi et afin d’optimiser le choix entre ces différentes molécules, il est très important d’associer à la décision thérapeutique un microbiologiste.

Mots clés

prostatite chronique syndrome prostatique épreuve de Meares Stamey Chlamydia Mycoplasma fluoroquinolones

Notes

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