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Basic and Clinical Andrology

Open Access

Quelles investigations, le non-spécialiste doit-il demander devant un patient consultant pour un dysfonctionnement érectile?

AndrologieJournal officiel de la Société d’andrologie de langue française14:291

https://doi.org/10.1007/BF03034916

Reçu: 15 avril 2004

Accepté: 15 juin 2004

Resume

La difficulté réelle d’un diagnostic précis et l’efficacité actuelle des médicaments n’ont pas remis en question, bien au contraire, l’intérêt du bilan étiologique d’un dysfonctionnement érectile (DE). Indispensable, il permet de reconnaître: a) les étiologies bénéficiant d’une prise en charge spécifique, b) le profil de risque de DE, c) les patients à moins bon pronostic, d) les situations à risque pour la santé et/ou des pathologies non ou mal prises en charge. L’approche du DE a été profondément modifiée par la mise en évidence que le DE est un marqueur pertinent de la qualité de vie (DE maladie) et aussi un symptôme clinique (DE symptôme) de multiples situations à risque ou de pathologies chroniques. Ainsi, l’existence ou non d’un retentissement sur la qualité de vie du patient (et du couple) orientera vers un bilan et une prise en charge de la santé sexuelle et/ou physique et/ou psychique.

Ce concept DE maladie/DE symptôme explique la réduction des investigations uniquement centrées sur la verge au profit d’une évaluation globale des multiples facteurs biomédicaux et environnementaux susceptibles d’affecter l’état de “bonne santé”. En pratique, la survenue d’un DE n’est jamais anodine car elle impose un premier bilan (toujours clinique et souvent biologique) accessible à tout médecin en premier contact quelle que soit sa qualification. L’objectif de ce bilan de «débrouillage» est de distinguer les cas simples (qui relèvent d’une large majorité de médecins) ou plus complexes.

En cas d’anomalies spécifiques et/ou d’échec de la première prise en charge, un bilan plus spécialisé, relevant ou non du soignant familiarisé à la prise en charge du DE, est indiqué. Très schématiquement: 1) avant 35 ans, le DE reflète d’abord un trouble psychologique/relationnel qui nécessite une évaluation sexo-psychologique (voire psychiatrique) d’autant plus que le DE est primaire ou ancien, 2) après 35 ans, le DE est aussi et d’abord, un signe vasculaire puis, de diverses morbidités chroniques d’où la nécessité d’un bilan somatique parallèle, 3) après 50 ans, un bilan à visée urologique et hormonal (“andropause”) doit être rajouté. L’analyse systématique du profil de risque permet ainsi d’inscrire le bilan de tout homme consultant pour un DE dans une démarche éthique de service rendu au patient, mais aussi volontaire et collective de santé publique.

Mots clés

dysfonctionnement érectilediagnosticbilanexplorationétiologiedépistage cardiovasculaire

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