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Basic and Clinical Andrology

Open Access

Les traitements médicaux de l’oligoasthénozoospermie idiopathique

Revue de la littérature
  • A. Demoulin1
AndrologieJournal officiel de la Société d’andrologie de langue française8:BF03034761

https://doi.org/10.1007/BF03034761

Resume

Dans un nombre élevé de cas, l’infertilité d’un couple résulte d’une oligoasthénozoospermie dont aucune étiologie ne peut être reconnue. Différentes thérapeutiques médicales ont été proposées dans la littérature pour accroître la numération et la mobilité des spermatozoïdes. Nombre d’études observent une amélioration des paramètres spermiologiques sans prendre en compte les variations physiologiques et sans les comparer à des patients traités par un placebo. Pour d’autres, le but final du traitement n’est pas précisé c’est-à-dire l’obtention d’un enfant par le couple.

Dans cette revue de la littérature, seules les études randomisées précisant les taux de grossesses ont été prises en compte. Différentes hormones de l’axe hypothalamo-hypophyso-testiculaire ont été utilisées, le GnRH et ses analogues, les gonadotrophines et leurs formes purifiées, les anti-estrogènes, les androgènes et les inhibiteurs de l’aromatisation. Parmi ces molécules, des effets positifs ont été sporadiquement observés. Ainsi, la mestérolone stimulerait la spermatogenèse dans une étude sur cinq. L’undécanoate de testostérone et la FSH auraient des effets bénéfiques sur le pouvoir fécondantin vitro. Deux anti-estrogènes ont été testés, le clomifène et le tamoxifène avec des taux de grossesse significativement augmentés mais cependant des effets paradoxaux ont été observés. D’autres molécules, non hormonales, ont également fait l’objet de travaux. La plus étudiée est la kallicréine, une glycoprotéine impliquée dans la libération des kinines à partir du kininogène. Des résultats contradictoires ont été obtenus avec cette thérapie. La pentoxifylline, un inhibiteur de la phosphodiestérase est activein vitro mais n’a pas encore fait ses preuvesin vivo. D’autres substances comme l’arginine, la carnitine, les α bloqueurs, les bloqueurs des mastocytes, l’acide folinique, les vitamines, etc, font l’objet de publications sporadiques et aucune conclusion ne peut être tirée.

En conclusion, l’oligoasthénozoospermie idiopathique semble toujours rebelle à la plupart des traitements dont nous disposons à ce jour. Dans ce cas, le choix d’une thérapie est empirique et devrait en cas d’échec être rapidement abandonné afin d’orienter le couple vers la procréation médicalement assistée.

Mots clés

Infertilité masculineidiopathiquetraitements médicaux

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