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  • Spermatogenèse et AMP
  • Open Access

Place des troubles de la spermatogenèse dans l’hypofertilité masculine

  • 1, 2, 3,
  • 1, 3,
  • 1,
  • 2,
  • 4,
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  • 1, 3,
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  • 2 et
  • 1, 3
AndrologieJournal officiel de la Société d’andrologie de langue française10:BF03034745

https://doi.org/10.1007/BF03034745

    Résumé

    Selon l’étude de Thonneauet al. en 1991, 14% des couples ont des difficultés pour concevoir, dans au moins 59% des cas, un facteur masculin intervient dans l’infertilité de couple, ce qui permet d’estimer que 8% (14% x 59%) des hommes présentent une hypofécondité. Du fait de la multiplicité des causes d’infertilité masculine et de l’hétérogénéité des critères et classifications utilisées dans la littérature, il est difficile de préciser le pourcentage de chacune des causes d’infertilité. Sur une population de 2072 patients consécutivement vus par le même praticien pour infertilité masculine, on conclut à un trouble de la spermatogenèse dans 52% des cas; ce qui suggère qu’environ 4% des hommes présentent un trouble de la spermatogenèse. Le trouble de la spermatogenèse est isolé dans 43% des cas (soit 23% des patients vus en consultation d’infertilité masculine) ou associé à des altérations "post-testiculaires" (infectieuses/inflammatoires, autoimmunes et/ou obstructives) dans 57% des cas (soit 30% des patients). Un facteur étiologique est identifié cliniquement pour 64% des patients présentant un trouble de la spermatogenèse. Les facteurs de risque les plus fortement associés aux troubles de la spermatogenèse sont: d’une part les antécédents d’orchite our lienne (OR [IC95%]=14,6 [3,4–62,3]) et de radiothérapies-chimiothérapies (OR=14,7 [3,4–63,2]), situations relativement peu fréquentes (1,4% et 1,3% des cas) mais génératrices de troubles de la spermatogenèse dans une proportion élevée de cas (92,9% et 92,3%) et d’autre part les varicocèles (OR=3,7 [2,9–4,8]) et les troubles de la descente testiculaire (OR=2,9 [2,3–3,7]), qui sont les facteurs de risques les plus fréquents (20,6% et 20,1% des cas) mais sont moins régulièrement associés à un trouble de la spermatogenèse (73,7 et 69,6% des cas).

    Mots clés

    • infertilité masculine
    • spermatogenèse
    • physiopathologie
    • étiologie

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