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CMVH, HSV et procréation

  • Elisabeth Dussaix1
AndrologieJournal officiel de la Société d’andrologie de langue française4:BF03034724

https://doi.org/10.1007/BF03034724

Resume

Si la présence d’herpès virus simplex et de cytomégalovirus dans le sperme a été décrite depuis longtemps et ne semble pas avoir de retentissement sur la fonction reproductrice, le rôle des spermatozoïdes dans la transmission de ces virus n’est pas encore résolu. A partir de l’adolescence, l’infection à cytomégalovirus est considérée comme acquise essentiellement par voie sexuelle. La fréquence d’isolement du virus à partir du sperme varie de 2,4% chez des sujets hétérosexuels, non infectés par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), à 20 % chez les sujets homosexuels, atteignant 33 % chez ceux d’entre eux qui sont VIH séropositifs. L’examen en microscopie électronique a démontré la présence de particules virales dans les spermatozoïdes d’hommes mais, à ce jour, aucune contamination de l’œuf par des spermatozoïdes infectés ni aucune induction d’anomalies fœtales par transmission verticale n’ont été observées chez l’homme.

L’herpès virus simplex, notamment le type 2 (HSV-2), a été isolé de prélèvements urétraux, du liquide prostatique et de divers tissus du tractus génital mâle chez des hommes ne présentant aucune lésion génitale et même aucun antécédent d’herpès génitaux. En revanche la plupart des tentatives d’isolement de ce virus à partir du sperme a été infructueuse. Un cas de transmission de HSV-2 après insémination artificielle a cependant été décrit apportant la preuve que le sperme peut véhiculer le virus et le transmettre à l’occasion de rapports sexuels.

Mots-clés

HSV CMVH fertilité sperme insémination artificielle

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