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Hypothèse de parcours diagnostique du déficit érectile à la lumière de connaissances récentes sur l’anatomo-physiologie de l’érection et sur la thérapie des troubles érectiles

  • G. Passavanti1,
  • V. Pizzuti1 et
  • R. Paolini1
AndrologieJournal officiel de la Société d’andrologie de langue française9:BF03034669

https://doi.org/10.1007/BF03034669

Résumé

Actuellement le bilan diagnostique du déficit érectile comprend un large spectre d’examens; chaque test donne des informations spécifiques sur la pathogenèse du syndrome étudié, mais en même temps a des limitations importantes pour poser un diagnostic étiologique. Le déficit érectile doit être considéré comme un syndrome multifactoriel dans lequel les composantes organique et psychogène coexistent en proportion variable. L’examen de 66 cas cliniques nous permet d’une façon empirique, de faire une corrélation entre les donnés de la rigidomètrie nocturne et les données de l’ECCD et de la PHCM.

Nous pouvons relever que la rigidométrie ne permet pas de faire un diagnostic différentiel entre les troubles organiques et psychogènes de l’érection; elle ne permet pas non plus de prévoir les résultats de la thérapie; l’intégration des résultats des différents examens permet de définir la pathogenèse du déficit érectile, mais ne permet pas d’identifier l’étiologie. Donc le but de la prise en charge du patient avec des troubles de l’érection est de résoudre le symptôme et satisfaire ses attentes. On peut proposer un parcours diagnostique partagé sur deux niveaux: le premier qui comprend l’anamnèse, l’examen objectif, l’injection intracaverneuse de PGE 1, le bilan hormonal et la rigidomètrie, le second qui comprend des examens plus complexes (ECCD, PHCM,) et doit être entrepris quand on n’a pas réussi à résoudre la trouble érectile ou quand on envisage une thérapeutique chirurgicale.

Mots clés

Démarche diagnostique du déficit érectile rigidomètrie nocturne

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