Open Access

Imagerie des glandes annexes de la voie séminale

  • J. F. Lapray1,
  • J. Rollet2 et
  • F. Robert2
AndrologieJournal officiel de la Société d’andrologie de langue française9:BF03034665

https://doi.org/10.1007/BF03034665

Resume

L’imagerie des glandes annexes de la voie séminale qui repose sur l’échographie est orientée vers la recherche des obstructions congénitales ou acquises et de leur cause. Le bilan initial que nous utilisons depuis 10 ans comporte une étude échographique de l’ensemble de l’appareil génito-urinaire (reins, scrotum, carrefour uro-génital par voie endorectale).

Nous rappelons brièvement la technique et les images normales obtenues en échographie et en IRM.

La pathologie épididymaire est dominée par le retentissement, parfois discret, des obstructions d’aval. L’échographie permet de visualiser les lésions mécaniques (en permettant éventuellement une orientation des prélèvements) et inflammatoires qui sont souvent associées.

L’échographie endorectale (EER) permet de confirmer ou d’affirmer l’absence (uni- ou bilatérale) des canaux déférents. La vésicule séminale (VS) apparaît comme un bon marqueur de la présence des terminaisons déférentielles. L’existence d’une agénésie rénale associée n’incite pas à la recherche d’une mutation de la mucoviscidose, mais oriente vers une anomalie de développement embryologique de type wolffien. L’IRM apparaît toujours l’examen de choix en cas d’insuffisance de l’EER.

Même en cas d’obstacle proximal avéré, l’EER est nécessaire pour affirmer l’absence d’obstacle distal avant la réalisation d’une anastomose chirurgicale. En effect, L’EER (comme l’échographie scrotale sur le plan proximal) permet d’apprécier par la dilatation le retentissement d’un obstacle d’aval sur la voie séminale. Elle peut parfois le mettre en évidence: absence de canaux déférents, kystes prostatiques, infections et leurs séquelles, lithiases... Mais à côté de situations avec des anomalies manifestes pour lesquelles l’échographie est décisive, il existe de nombreux cas (oligoasthénospermies, pathologie mixte secrétoire et excrétoire, etc...) où elle n’est, après l’examen clinique, le bilan hormonal et le spermogramme de départ, qu’un des éléments d’orientation. Elle bénéficie alors de la corrélation avec les marqueurs, et constitute un des éléments qui vont construire la décision.

Mots Clés

infertilité masculine imagerie échographie IRM voie séminale

Advertisement