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Etablissement de l’empreinte parentale dans la lignée germinale. Conséquences pour la prise en charge en AMP

  • A. Kerjean1, 2,
  • M. Jeanpierre3,
  • P. Jouannet2 et
  • A. Pàldi4
AndrologieJournal officiel de la Société d’Andrologie de Langue Française11:BF03034633

https://doi.org/10.1007/BF03034633

Résumé

L’empreinte parentale est un marquage épigénétique des allèles parentaux et se manifeste par une expression monoallélique de certains gènes dits gènes soumis à empreinte. Le marquage épigénétique des allèles d’un gène soumis à l’empreinte diffère en fonction de l’origine parentale de l’allèle. Ces modifications épigénétiques parents-spécifiques sont nécessaires au développement normal de l’embryon. Elles surviennent dans la lignée germinale et sont transmises par les gamètes. Pour que l’empreinte soit établie selon le sexe de l’individu, le marquage gamétique-spécifique (épigénotype gamétique) doit être réversible et effaçable. L’effacement des modifications épigénétiques survient dans les cellules germinales primordiales (PGCs). Après cette étape d’effacement, une nouvelle empreinte parentale sexe-spécifique est établie dans les lignées germinales mâles et femmelles.

Aussi, parmi les nombreuses questions posées par l’utilisation de gamètes immatures lors de tentatives d’assistance médicale à la procréation (AMP), la question de l’utilisation de gamètes “épigénétiquement immatures” est primordiale. En particulier, les conséquences épigénétiques à long terme pour le fœtus de l’utilisation de gamètes épigénétiquement immatures ne sont pas connues.

Mots clés

Empreinte parentale gamétogenèse AMP

Notes

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