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Etude de l’erection chez le rat: un nouveau modele physiologique

  • F. Giuliano1, 2,
  • J. Bernabé2,
  • G. Benoit1 et
  • A. Jardin1
AndrologieJournal officiel de la Société d’Andrologie de Langue Française2:BF03034591

https://doi.org/10.1007/BF03034591

Resume

Les mécanismes locaux responsables de l’érection sont sous contrôle neurohumoral. L’exploration de ce contrôle mal connu nécessite un modèle d’étude in vivo de la fonction érectile. Nous avons choisi le rat comme modèle, l’innervation pénienne de cet animal étant très proche de celle de l’homme. Chez 33 rats anesthésiés la réponse érectile à la stimulation électrique du nerf pelvien (NP) ou du nerf caverneux (NC) a été étudiée par la mesure de la pression intracaverneuse (PIC), la pression artérielle était également enregistrée. Chez tous les rats, la stimulation du NP ou du NC a provoqué une augmentation de PIC. La réponse caverneuse à l’électrostimulation présentait 4 phases: latence, tumescence, érection ou tumescence complètes et détumescence. Pendant l’érection la PIC était proportionnelle à la PA suivant une étroite corrélation. La réponse érectile des corps caverneux à la stimulation du NP ou du NC chez le rat était superposable à celle observée chez le chien ou le singe dans les mêmes conditions expérimentales. La relation liant la PIC et la PA durant l’érection doit être considérée lors de l’étude de l’effet sur l’érection de substances pharmacologiques modifiant la vasomotricité générale. Ainsi nous avons validé un modèle d’érection chez le rat. Les avantages évidents du rat sur les gros animaux devraient le faire choisir par les expérimentateurs futurs.

Mots clés

Erectionratélectrostimulationneurophysiologiehemodynamique

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