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Comparaison randomisee en double insu d’injections intracaverneuses d’alprostadil-alfadex et de chlorhydrate de moxisylyte dans 156 cas de dysfonction erectile chronique

  • J. Buvat1,
  • E. Amar2,
  • O. Cambau3,
  • P. Desvaux4,
  • A. Gout5 et
  • A. Leriche3
AndrologieJournal officiel de la Société d’Andrologie de Langue Française8:BF03034486

https://doi.org/10.1007/BF03034486

Resume

Buts

Comparer l’efficacité et la tolérance de l’Alprostadil-Alfadex et du chlorhydrate de Moxisylyte pour l’induction d’érections compatibles avec un rapport sexuel dans le cadre d’une étude prospective, randomisée, en double insu, avec groupes parallèles, chez des sujets avec dysfonction érectile.

Méthode

156 sujets avec dysfonction érectile d’origine organique, non-organique, ou mixte, ont été répartis de façon randomisée en 2 groupes parallèles chez lesquels la dose optimale individuelle d’Alprostadil-Alfadex ou de chlorhydrate de Moxisylyte a été recherchée au cabinet. La réponse érectile a été mesurée à l’aide du «Buckling Test». Nous avons considéré que le test était positif en cas d’érection dont la rigidité axiale ne se déformait pas (ne pliait pas) sous l’effet d’une charge de un kilogramme. Le «buckling test» fut répété toutes les 10 minutes pendant jusque 60 minutes lorsqu’il était positif. Les sujets purent ensuite faire 6 auto-injections à domicile.

Résultats

56 sujets du groupe Alprostadil-Alfadex (75%) et 32 sujets du groupe chlorhydrate de Moxisylyte (40%) eurent au moins un buckling test positif au cabinet. Les investigateurs jugèrent les érections induites compatibles avec un rapport sexuel chez 61 sujets du groupe Alprostadil-Alfadex (81%) contre 37 sujets du groupe chlorhydrate de Moxisylyte (46%). Tous les paramètres évaluant l’efficacité au cabinet atteignirent une signification statistique avec un p<0.001 en faveur de l’Alprostadil-Alfadex. Pendant la phase d’auto-injection à domicile, 58 sujets du groupe Alprostadil-Alfadex (85%) rapportèrent avoir eu au moins une érection rigide, par comparaison à 37 sujets du groupe chlorhydrate de Moxisylyte (61%). Tant l’opinion des patients que celle de leurs partenaires sur l’intérêt du traitement atteignirent des scores significativement supérieurs dans le groupe Alprostadil-Alfadex, par comparaison au groupe chlorhydrate de Moxisylyte.

Conclusions

L’Alprostadil-Alfadex est significativement plus efficace que le chlorhydrate de Moxisylyte pour induire une rigidité complète tant au cabinet qu’à domicile. Les effets indésirables liés au processus d’injection surviennent avec la même fréquence avec les 2 substances, tandis que le Moxisylyte induit plus d’effets indésirables systémiques, et la PGE1 plus de douleurs et d’érections prolongées. Tant les patients que leurs partenaires sont significativement plus satisfaits de l’utilisation de l’Alprostadil-Alfadex.

Mots clés

Impuissance dysfonction érectile rigidité pénienne buckling test traitement pharmacologique auto-injections Prostaglandine E1 Alprostadil-Alfadex Moxisylyte

Notes

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