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Etude des pratiques dans la prise en charge de la maladie de La Peyronie en France

  • B. Cuzin1,
  • E. Amar2,
  • M. Schouman3 et
  • J. M. Dubernard1
AndrologieJournal officiel de la Société d’Andrologie de Langue Française8:BF03034482

https://doi.org/10.1007/BF03034482

Resume

Le comité d’andrologie de l’Association Française d’Urologie a réalisé une enquête afin d’évaluer la prise en charge de la maladie de La Peyronie en milieu urologique en 1996.

Une enquête prospective a été réalisée entre avril 1995 et septembre 1996 à l’aide d’un questionnaire, incluant tous les nouveaux patients vus en consultation pour ce motif.

201 patients ont été inclus, de moyenne d’âge de 55,3 ans (écart type: 12,96). Un diabète sucré était présent chez 15,75% des patients et une maladie de Dupuytren chez 12,5%. La localisation des plaques, leur nombre et leur taille ont été décrits de même que la localisation de la coudure et les symptômes associés à la maladie.

Le premier symptôme de découverte de la maladie était la coudure isolée (35%), suivi de l’impuissance isolée et de la coudure associée à la douleur (17,5% chacun). Des investigations complémentaires ont été réalisées chez 37% des patients (principalement échographie des corps caverneux, pharmacotest, radio simple, imagerie par résonance magnétique). Les traitements les plus fréquemment prescrits en première intention ont été la vitamine E (58%); les injections locales de corticoïdes (18%); 15,5% des patients n’ont pas eu de traitement (abstention surveillance). Le suivi moyen a été de 6,8 mois (écart type: 5,09). Globalement: 24% des patients ont été perdus de vue, 12,5% ne sont pas évaluables (n’ayant eu qu’une seule visite), 30,5% des patients sont améliorés, 23% stabilisés et 10% sont aggravés. Les différentes sous populations évolutives ont également été analysées en fonction de leur symptômes et leur traitement.

Mots clefs

Maladie de La Peyronie étude des pratiques

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