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Valeur et place de l’imagerie de la maladie de La Peyronie

  • E. Schouman-Claeys1
AndrologieJournal officiel de la Société d’Andrologie de Langue Française8:BF03034477

https://doi.org/10.1007/BF03034477

Resume

Cette présentation se propose, sur la base d’une revue de la littérature et de l’expérience de l’auteur (15 cas) de faire le point sur la place de l’imagerie (échographie et IRM) dans le cadre du bilan de maladie de La Peyronie.

L’échographie n’a dans cette étude objectivé que 62% des plaques perçues, chiffre qui se situe dans les normes de la littérature (59%–96%). Les performances relativement limitées de l’échographie ont été notamment reliées à la fréquence peut-être insuffisante des sondes utilisées (7Mhz). L’IRM a permis de documenter l’atteinte dans 87% des cas (68–90% dans la littérature), sous la forme d’épaississement de l’albuginée périphérique, de plaques septales ou de strictions localisées. Une discrète prise de contraste a été objectivée dans 20% des cas. L’IRM n’a pas été contributive pour le diagnostic de calcification pas plus qu’elle n’a modifié la prise en charge thérapeutique. La discussion souligne les limites de I’IRM pour le diagnostic de plaque fibreuse infiltrante sans épaississement localisé de l’albuginée, la difficulté d’apprécier le caractère anormal d’une prise de contraste compte-tenu de la cinétique de diffusion du gadolinium dans les corps caverneux, les avantages et inconvénients d’explorations réalisés sous tumescence induite, les problèmes d’interprétation liés aux condures de la verge et enfin la variation des interprétations inter- et même intra-observateurs.

Il est donc proposé, après avoir souligné la valeur dugold standard clinique, de réserver les indications de l’imagerie, échographie et plus encore IRM, à des protocoles prospectifs ou à des difficultés diagnostiques particulières.

Mots-clés

Maladie de La Peyronie imagerie échographie IRM

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