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Traitement des dysfonctions érectiles par auto-injections intracaverneuses: comparaison des résultats du moxisylyte et de la prostaglandine E1

  • J. Buvat1,
  • A. Lemaire1 et
  • M. Herbaut-Buvat1
AndrologieJournal officiel de la Société d’Andrologie de Langue Française6:BF03034472

https://doi.org/10.1007/BF03034472

Resume

Nous rapportons dans cette étude les résultats d'auto-injections intracaverneuses des 2 premières substances vaso-actives proposées pour réduire les taux relativement élevés de priapisme et de fibrose observés après Papavérine, soit le Moxisylyte (Mox.) et la Prostaglandine E1 (PGE1). Chaque substance fut utilisée chez 130 patients avec des durées moyennes de suivi comparables (14.8 mois avec le Mox. et 14.6 avec la PGE1). La PGE1 s'avéra significativement plus efficace (bon résultat chez 71% des sujets contre 50% avec le Mox.), spécialement chez les sujets artériels (respectivement 96% vs 46%). En contre partie, elle induisit des érections prolongées chez un plus grand nombre de sujets (11 versus 1 avec le Mox.), parmi lesquels 2 priapismes, et induisit plus souvent une douleur (12 sujets contre 1 avec le Mox.). La survenue de plaques ou de nodules fibreux fut rare (respectivement 2 et 3 sujets). Malgré sa meilleure tolérance, le taux de continuation du Mox. fut significativement plus faible que celui de la PGE1. La PGE1 pourrait être la substance de premier choix dans la plupart des cas. Le Mox. pourrait être utile pour les médecins peu expérimentés, ainsi que chez les sujets hypersensibles aux injections, et chez ceux qui ressentent une douleur significative après PGE1.

Mots clés

Dysfonction érectiletraitementauto-injectionsMoxisylyteProstaglandine E1

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