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Basic and Clinical Andrology

Open Access

Indications de la recherche des anticorps anti-spermatozoïdes

AndrologieJournal officiel de la Société d’Andrologie de Langue Française13:BF03034413

https://doi.org/10.1007/BF03034413

Resume

Les causes immunologiques de l’infertilité du couple sont souvent évoquées mais sont à l’heure actuelle toujours contestées. La prévalence des anticorps anti-spermatozoïdes chez l’homme varie de 2,8 à 26% et de 0,2 à 1,6% chez la femme. Les antigènes spermatiques n’apparaissant qu’à la puberté, toute pathologie mettant en contact ces antigènes avec le système immunitaire peut entraîner une immunisation. II existe des mécanismes anatomiques et physiologiques actifs pour éviter cette réponse immunitaire chez l’homme et la femme. De nombreux effets défavorables des anticorps anti-spermatozoïdes sur la fertilité ont été décrits: altérations des paramètres spermatiques, non-pénétration des spermatozoïdes dans le mucus cervical, interactions ovocyte-spermatozoïdes perturbées. Les indications de la recherche des anticorps chez l’homme et la femme sont basées sur des signes d’appel cliniques et biologiques.

Chez l’homme, tout antécédent de chirurgie urogénitale, d’obstruction congénitale ou acquise sur le tractus génital, et de pathologie du tractus notamment les infections et/ou inflammations, sont une indication de la recherche des anticorps antispermatozoïdes (ASA). Souvent les patients porteurs d’ASA n’ont pas d’antécédents pathologiques retrouvés, et seules les anomalies du spermogramme, les résultats négatifs ou “pauvres” des tests dans la glaire et les échecs de fécondationin vitro (FIV) classique, incitent à les rechercher.

Chez la femme, la pathogenèse de cette immunisation est moins claire que chez l’homme. Ont été incriminées les infections pelviennes hautes, l’endométriose, les fausses couches à répétition, les pratiques sexuelles et les interventions au niveau du col utérin. Comme chez l’homme, les tests dans la glaire sont négatifs ou déficients et on retrouve des échecs de FIV inexpliqués.

La conséquence du succès de l’ICSI dans cette indication est la diminution de la recherche sur les anticorps anti-spermatozoïdes. Avoir un diagnostic exact, une explication probable de l’infertilité du couple est indispensable car elle peut aider à la progression de la connaissance sur l’histoire naturelle de l’apparition des ces anticorps, sur l’identification des antigènes impliqués dans ce processus, et ainsi permettre le développement de tests de plus en plus spécifiques afin d’engager une stratégie de prise en charge plus rapide du couple à l’aide de la procréation médicalement assistée la plus adaptée.

Mots clés

anticorps antispermatozoïdesASAinfertilité immunologiquesperme humain

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