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Basic and Clinical Andrology

Open Access

Les récepteurs aux œstrogènes dans le testicule et l’appareil reproducteur du primate et de l’homme

  • Philippa T. K. Saunders1Email author,
  • Jayne E. Sierens1,
  • Niegel P. Groome2 et
  • Michael R. Millar1
AndrologieJournal officiel de la Société d’Andrologie de Langue Française13:34

https://doi.org/10.1007/BF03034407

Resume

L’impact des œstrogènes sur le système reproducteur mâle est le sujet d’intenses débats et l’objet d’une intense activité de recherche. L’action des œstrogènes a lieu par l’intermédiaire de récepteurs intracellulaires de forte affinité, exprimés au niveau des tissus cibles. Deux sous-types de récepteurs aux œstrogènes, connus sous les noms de REα (NR3A1) et REß (NR3A2) ont été clonés, et des isoformes variants de hREß identifiés. Dans les cellules cibles, ces récepteurs peuvent exister sous forme d’homo ou d’hétéro-dimères. Nous avons utilisé une approche immuno-histochimique pour étudier les profils d’expression des RE chez l’homme et les primates non humains comme première étape de la détermination des cibles cellulaires de l’action des œstrogènes chez le mâle.

Le REα a été détecté dans les cellules épithéliales des canaux efférents (CE), occasionnellement dans les cellules de l’épithélium et du stroma épididymaires, mais jamais dans les testicules d’humains ou de primates. En utilisant un anticorps polyclonal contre la région charnière du REß, un marquage immunopositif fut détecté dans de très nombreux types cellulaires dans le testicule, ainsi que dans les noyaux des cellules de l’épithélium et du stroma tout au long de l’appareil reproducteur mâle (CE, épididyme, canal déférent, vésicules séminales, prostate) et dans la vessie. Nous avons aussi utilisé des anticorps monoclonaux qui font la distinction entre la forme complète du type sauvage de REß (REß1), et un isoforme variant tronqué dénommé REßcx/REß2 qui ne se lie pas aux œstrogènes. Les protéines REß1 et REß2 furent toutes les deux détectées dans le testicule humain et possèdent des profils d’expression distincts, mais qui se chevauchent. Le REß1 fut aussi détecté dans les CE, l’épididyme et le canal déférent.

En conclusion, les récepteurs aux œstrogènes sont largement exprimés dans l’appareil urogénital mâle et, à l’exception des CE, il existe plus de cellules exprimant REß que REα. Chez l’homme adulte, les cellules testiculaires qui constituent probablement les cellules cibles des œstrogènes sont les spermatides rondes dans lesquelles les taux d’expression de la forme complète du type sauvage du récepteur (REß1) sont élevés.

Mots-clés

spermatogénèserécepteur œstrogèneREßspermatides

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