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Spermoculture chez l’homme asymptomatique: à propos de 250 cas

  • F. Virecoulon1,
  • A. Fruchart-Flamenbaum2,
  • F. Wallet2,
  • A. Defossez1,
  • M. C. Peers1 et
  • V. Mitchell1
Andrologie200111:BF03034394

https://doi.org/10.1007/BF03034394

Publication: 1 juin 2001

Résumé

Cette étude préliminaire vise à interpréter les résultats de 250 spermocultures, réalisées chez des hommes asymptomatiques dans le cadre d’une assistance médicale à la procréation, en terme d’écologie bactérienne du tractus génital masculin.

L’interprétation conjointe des résultats des spermocultures sur milieux usuels et des résultats de la recherche d’Ureaplasma urealyticum (UU) sur milieux spéciaux permet en effet de créer 3 classes: classe 1: culture stérile (germes banaux ≤2.102 UFC/ml et absence d’UU): 30,8%, classe 2: spermoculture avec germes à taux non spécifiques (flore polymicrobienne et/ou UU ≤103 UCC/ml): 40%, classe 3: spermoculture avec germes en quantité significative (1 ou 2 germes banaux ≥103UFC/ml et/ou titre élevé d’UU (≥104 UCC/ml)): 29,2%. Si pour cette dernière classe, on considère un seuil pathologique ≥104 UCC/ml pour les espèces potentiellement pathogènes (entérobactéries, entérocoques et streptocoques β hémolytiques), et ≥105 UFC/ml pour les autres, on retrouve 16,4% de spermocultures positives.

En fait, UU etGardnerella vaginalis sont les 2 germes les plus isolés, et sont souvent associés. Nous proposons d’interpréter cette association comme une colonisation à haut degré du tractus génital masculin. Ceci permet de préciser l’importance d’un isolement bactérien, en particulier d’UU, et de proposer des lignes de conduite permettant de décider du traitement du patient avant assistance médicale à la procréation.

Mots-clés

Spermoculture homme asymptomatique assistance médicale à la procréation écologie bactérienne Ureaplasma urealyticum

Notes

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