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Radicaux libres et spermatozoïdes humains: physiologie et physiopathologie

  • J. F. Griveau1 et
  • D. Le Lannou1
AndrologieJournal officiel de la Société d’Andrologie de Langue Française5:BF03034342

https://doi.org/10.1007/BF03034342

Resume

Le mise en évidence de la toxicité de l’oxygène et de ses dérivés sur certaines fonctions du spermatozoïde humain apporte un éclairage nouveau dans le champ des explorations de la fertilité masculine. Des dérivés oxygénés sont détectés dans 40% des spermes provenant d’hommes inféconds. Du fait de la teneur importante de leurs membranes en acides gras polyinsaturés, les spermatozoïdes humains sont particulièrment sensibles à la peroxydation lipidique. Il existe deux sources majeures de dérivés oxygénés dans l’éjaculat, les spermatozoïdes eux mêmes et les leucocytes infiltrés dans le plasma séminal. Leur production dans l’éjaculat est corrélée de manière négative avec le potentiel de fécondation des spermatozoïdes aussi bien in vitro qu’in vivo. Si l’anion superoxyde apparaît comme le produit primaire du système générateur de dérivés oxygénés dans le sperme, le peroxyde d’hydrogène semble être le principal responsable des effets cytotoxiques engendrés par leur production excessive dans l’éjaculat. Cependant, à côté des effets potentiellement néfastes des dérivés oxygénés, il pourrait exister une production physiologique, contrôlée et bénéfique d’espèces radicalaires dans le sperme. A la fois l’anion superoxyde et le peroxyde d’hydrogène pourraint être nécessaires au processus de capacitation et/ ou de réaction acrosomique.

Mots clés

radicaux libresdérivés oxygénésperoxydation lipidiquespermatozoïdes

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