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Basic and Clinical Andrology

Open Access

Effets de l’activité sportive sur les androgènes endogènes

  • B. De Lignieres1
AndrologieJournal officiel de la Société d’Andrologie de Langue Française5:BF03034338

https://doi.org/10.1007/BF03034338

Resume

L’activité physique intense lorsqu’elle n’est pas épuisante ou excessivement prolongée (en moyenne moins de 2 heures) s’accompagne d’une élévation de la testostéronémie d’environ 50% mesurable dès la 10ème ou 30ème minute suivie d’un retour aux valeurs basales dans les 2 heures qui suivent la cessation de l’effort. En revanche les efforts trop intenses, trop prolongés (en moyenne plus de 3 heures) ou trop répétitifs s’accompagnent d’une diminution d’environ 50% de la testostéronémie. Cette baisse est alors comparable à celle qu’on observe au cours des corticothérapies, ou des circonstances de stress incluant l’anesthésie chirurgicale ou différentes affections aiguës ou chroniques.

Les mécanismes d’élévation de la sécrétion testiculaire sont sous l’influence de la LH mais correspondent plus volontiers à des phénomènes vasculaires incluant une augmentation de la perfusion du testicule et/ou à une réduction de la clearance hépatique. Les mécanismes de baisse secondaire impliquent un effet du cortisol sur les récepteurs Leydigiens de la LH, puis un impact sur la sécrétion hypophysaire de LH qui ne répond plus à baisse de la testostéronémie. Les sportifs qui ont une activité physique harmonieusement programmée ont en moyenne une testostéronémie plus élevée que les sujets sédentaires de même âge. Ceux dont la cadence d’entraînement et de compétition est excessive sont exposés à des périodes prolongées d’hypogonadisme, comparables à celles récemment observées chez les athlètes féminines.

Mots-clés

Androgènessporttestostérone

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