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Etude d’un modèle expérimental d’infection de l’appareil génital mâle

Conséquences de l’injection de E. coli dans l’épididyme et la vésicule séminale du rat
  • André Clavert1 et
  • Claudine Cranz1
AndrologieJournal officiel de la Société d’andrologie de langue française4:BF03034727

DOI: 10.1007/BF03034727

Resume

L’injection d’E. coli uropathogène dans la queue de l’épididyme du rat entraîne dans 74,2% des cas une épididymite chronique qui s’accompagne d’une orchite nécrotique (16,1%) ou de lésions testiculaires ou infectieuses (45,2%). L’injection de bactéries tuées induit les mêmes lésions testiculaires non infectieuses, ces destructions sont vraisemblablement d’origine toxique.

L’injection de bactéries dans la vésicule séminale entraîne une vésiculite qui régresse dès le 7ème jour pour disparaître progressivement. Simultanément la prostate est envahie par des polynucléaires, cette infection persiste pendant plus de trois mois. L’injection d’E. coli associée à la castration bilatérale détermine la formation d’abcès vésiculaires chroniques.

L’étude des lymphatiques du tractus génital permet d’expliquer la diffusion des infections, de l’épididyme vers le testicule et de la vésicule séminale vers la prostate.

L’épididyme est un organe qui se défend mal contre l’infection alors que la vésicule séminale est capable, grâce à l’activité de son épithélium, de lutter contre l’infection, par contre la prostatite secondaire à la vésiculite est d’emblée chronique.

Mots clés

Infection expérimentale de l’appareil génitale mâle épididymite vésiculite prostatite

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