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Ultrastructure des cellules de Sertoli humaines aux stades embryonnaires précoces de la différenciation gonadique

  • S. Makabe1,
  • R. Heyn2, 3 et
  • P. M. Motta3
AndrologieJournal officiel de la Société d’Andrologie de Langue Française7:BF03034550

DOI: 10.1007/BF03034550

Resume

Le développement morphofonctionnel des cellules de Sertoli détermine la différenciation testiculaire. Ces cellules somatiques sont pour la plupart d'origine mésonéphrotique et peuvent être au plus tôt reconnues chez les embryons de 7 semaines lorsque se constituent les cordons testiculaires. Ces derniers s'organisent à partir des cellules germinales primordiales entourées par les cellules présertoliennes. En rapport avec la grande activité de synthèse des cellules présertoliennes, le reticulum endoplasmique granuleux se développe. La lamina basale des cordons devient visible vers la 7ème, 8ème semaine du développement. Prespermatogonies et cellules présertoliennes prolifèrent activement mais ces dernières sont beaucoup plus nombreuses que les spermatogonies. On observe de nombreux interdigitations et processus cytoplasmiques entre les cellules présertoliennes voisines. En raison de l'activité proliférative il s'étabilit une sorte de compartimentation à l'intérieur des cordons dans lesquels les cellules présertoliennes tendent à se localiser plus près de la membrane basale, entourant les prèpermatogonies par des processus cytoplasmiques longs et minces. L'une des principales caractéristiques des cellules présertoliennes en différenciation est leur noyau irrégulier à volumineux nucléole. Chez l'embryon de 14 à 20 semaines, le changement le plus significatif est représenté par le développement maximum des cellules de Leydig. Les cordons testiculaires ne possèdent pas de lumière et ne peuvent être appelés „tubules”.

Mots clés

Cellules de Sertoli testicule embryogenèse humaine MEB MET

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