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Stress et Spermatogénèse

  • Maurice Auroux1
AndrologieJournal officiel de la Société d’Andrologie de Langue Française5:BF03034304

DOI: 10.1007/BF03034304

Resume

Le stress, dont le point de départ est cérébral, peut agir sur la spermatogénèse par les voies hormonale ou nerveuse. La voie hormonale aboutit à une baisse de production de LHRH, à une chute des récepteurs à LH des cellules de Leydig et à une diminution de l’activité enzymatique 17α hydroxylase. Ainsi, en cas de stress important et prolongé, la sécrétion de testostérone diminue et la spermatogénèse peut en être affectée. La question de l’influence des stress de faible intensité reste posée.

La voie nerveuse comporte des fibres effectrices à catécholamines qui innervent les différentes parties du testicule. La destruction expérimentale de ces voies entraîne une régression de l’épithélium séminal. En outre, la destruction expérimentale du néocortex antérieur, chez le rat, provoque des altérations de la spermatogénèse. Les étages les plus élevés de la sphère nerveuse pourraient donc participer au contrôle de l’épithélium germinal.

On peut cependant faire l’hypothèse que c’est lorsque la production spermatique est basse qu’un stress momentané peut, en aggravant la situation, devenir nocif. Ainsi, l’impact du stress ou des facteurs psychiques sur la spermatogénèse pourrait n’être que relatif.

Mots clés

spermatogenèse stress testostérone système nerveux

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